Le mal des montagnes, ou mal aigu des montagnes (MAM), est un ensemble de symptômes provoqués par l'hypoxie liée à la raréfaction de l'oxygène en altitude. Il touche une proportion significative des personnes s'élevant rapidement au-dessus de 2500 mètres et peut affecter aussi bien les randonneurs débutants que les alpinistes expérimentés. Si les formes sévères comme l'œdème pulmonaire ou cérébral d'altitude constituent des urgences médicales absolues, les formes légères à modérées peuvent être prévenues et soulagées grâce aux solutions disponibles sans ordonnance. Cette catégorie regroupe ces solutions accessibles sans prescription pour profiter sereinement de la montagne.
Le mal aigu des montagnes se manifeste par des signes caractéristiques apparaissant généralement dans les six à douze heures suivant l'arrivée en altitude:
Le mal des montagnes résulte de l'adaptation insuffisante de l'organisme à la raréfaction de l'oxygène en altitude:
Le paracétamol et l'ibuprofène constituent les traitements symptomatiques de première ligne pour soulager les maux de tête liés au mal des montagnes. Le Doliprane 1000 mg ou l'Efferalgan soulagent efficacement les céphalées d'altitude sans agir sur la cause sous-jacente. L'ibuprofène dans Advil ou Nurofen offre une action anti-inflammatoire complémentaire qui peut réduire l'inflammation cérébrale légère associée au MAM. Des études ont même montré que la prise prophylactique d'ibuprofène avant la montée réduit significativement l'incidence du MAM.
Le ginkgo biloba est le complément naturel le mieux étudié pour la prévention du mal des montagnes. En améliorant la microcirculation cérébrale et en augmentant l'utilisation cellulaire de l'oxygène, il contribue à réduire l'incidence et la sévérité des symptômes du MAM. Des compléments standardisés comme Tanakan ou Ginkor Fort pris deux à trois jours avant le départ et pendant toute la durée du séjour en altitude peuvent réduire significativement le risque de MAM selon plusieurs études cliniques.
Les antinauséeux soulagent les nausées et vomissements fréquemment associés au mal des montagnes. La métopimazine dans Vogalib et le diménhydrinate dans Dramamine constituent des options efficaces sans ordonnance pour gérer les symptômes digestifs du MAM. Leur utilisation doit être ponctuelle et accompagnée d'une descente en altitude si les symptômes persistent ou s'aggravent.
Les solutions de réhydratation jouent un rôle préventif essentiel en altitude. Une hydratation abondante de deux à trois litres d'eau par jour en altitude compense les pertes hydriques accrues liées à la respiration sèche et à la transpiration, réduit la viscosité sanguine et facilite l'adaptation à l'hypoxie. Des sachets électrolytiques comme Hydrafresh ou Nuun Tablets maintiennent l'équilibre électrolytique lors des efforts prolongés en altitude.
Les compléments antioxydants peuvent soutenir l'adaptation à l'altitude en neutralisant le stress oxydatif augmenté par l'hypoxie. Des formules combinant vitamine C, vitamine E et coenzyme Q10 comme Antioxydant Arkopharma ou Antioxidant Formula de Solgar renforcent les défenses cellulaires contre les radicaux libres produits en excès lors de l'exposition à l'hypoxie d'altitude.
Le mal des montagnes léger peut être géré sans ordonnance mais certains signes imposent une descente immédiate et une consultation médicale urgente:
La condition physique protège-t-elle du mal des montagnes? Non, la condition physique ne protège pas du mal des montagnes. Le MAM est lié à la sensibilité individuelle à l'hypoxie et non à la forme physique. Des athlètes très entraînés peuvent développer un MAM sévère tandis que des personnes sédentaires peuvent s'acclimater sans difficulté. La règle d'or reste la montée progressive avec des paliers d'acclimatation suffisants.
Quelle est la règle d'acclimatation recommandée en montagne? La règle d'or est de ne pas monter de plus de 300 à 500 mètres par jour en altitude d'ascension au-dessus de 3000 mètres, avec un jour de repos pour deux jours de montée. Le principe populaire est de dormir bas et monter haut: monter plus haut dans la journée puis redescendre dormir à une altitude moindre accélère l'acclimatation en stimulant la production de globules rouges.
Le ginkgo biloba est-il vraiment efficace contre le mal des montagnes? Les études sur le ginkgo biloba dans la prévention du MAM montrent des résultats variables mais globalement positifs, avec une réduction de l'incidence et de la sévérité des symptômes dans plusieurs essais. Son mécanisme d'action vasodilateur et antioxydant est cohérent avec les besoins physiologiques en altitude. Une cure débutée deux à trois jours avant l'ascension et poursuivie pendant le séjour est recommandée.
Faut-il éviter l'alcool en altitude? Oui, l'alcool est particulièrement néfaste en altitude pour plusieurs raisons: il aggrave la déshydratation, perturbe la respiration périodique nocturne caractéristique de l'altitude, réduit la saturation en oxygène et altère le jugement, augmentant le risque d'accidents. Il est fortement conseillé de s'abstenir de toute consommation d'alcool lors des premières 48 heures en altitude et de limiter drastiquement sa consommation pendant tout le séjour.